Le monde est comme un livre. Le secret d'un livre est toujours enfermé dans une seule page. Le reste n'est que glose et répétition. Le fin du fin est de faire disparaître cette page une fois le livre achevé. Ainsi, personne ne devinera ce dont il s'agit (toujours le crime parfait). Pourtant cette page reste dispersée dans le livre, en filigrane, le corp reste dispersé en ses membres épars, et on doit pouvoir la reconstituer sans que le secret en soit levé. Cette disper-sion anagrammatique des choses est essentielle à leur absence symbolique, à la force de leur illusion.
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